LUCAS SANTTANA

Nouvel album “O Paraiso” (Nø Førmat ! / Janvier 2023)

 

 

 

Neuvième album solo du Bahianais Lucas Santtana, « O Paraíso » nous enjoint en dix chansons de modifier nos axes de pensée : le paradis, c’est ici. Blessé, il bouge encore, et nous sommes responsables de sa pérennité, et, en partie, de sa constante métamorphose. Disque militant, tout en douceur et touches sonores inventives, « O Paraíso » mélange musique brésilienne, jazz et électronique.

Né en 1970 à Salvador de Bahia, fils de Roberto Sant’Ana, producteur historique des Tropicalistes (Gilberto Gil, Caetano Veloso et ou Tom Zé, son oncle), Lucas est appelé en 1993 par ses aînés pour l’album « Tropicália 2 » et Gilberto Gil Unplugged, avant de naviguer dans le rock électro de Chico Science et Naçao Zumbi. En 2000, il publie son premier album, « Eletro ben Dodô », tout en composant pour des vedettes de la MPB, de Marisa Monte à Daniela Mercury, Ceu…

L’homme à la voix suave et à la guitare douce, a, par le passé utilisé des échantillonnages électroniques, des samples, des ambiances (dans « O deus que devasta mas também cura » en 2012, « Sobre Noites e Dias » en 2014, « Modo Aviao » en 2017), avant de revenir à la simplicité de la guitare-voix dans « O Céu É Velho Há Muito Tempo », en 2019.

« O Paraiso » a surgi pendant la pandémie explique l’auteur-compositeur brésilien natif de Salvador-de-Bahia, capitale du syncrétisme religieux afro-brésilien, avec ses dieux et déesses régissant l’eau, la foudre, la forêt, la mer… « C’était comme un message qui nous a été envoyé par le règne animal devant l’étouffement programmé. Les inondations, incendies, sécheresses, tsunamis, moussons décalées, fontes des glaciers, marées noires sont autant de signaux d’urgence qu’on ne veut pas entendre ».

Dans cette série de dix chansons « organiques », deux sont des reprises qui servent le propos : « Errare humanum est” composée par Jorge Ben en 1974 interroge sur nos origines cosmiques; « The Fool on The Hill » signée par Paul Mac Cartney en 1967 est chantée avec Flore Benguigui du groupe l’Impératrice et permet à Lucas de rappeler qu’il faut écouter les chamanes, les indigènes, les vrais civilisés. L’autre collaboration de l’album, la présence solaire de Flavia Coelho nous illumine sur « Muita pose, pouca yoga” qui porte une touche de pagode, un rythme populaire de Salvador-de-Bahia.

Enregistré à Paris avec Fred Soulard (piano, clavier, production, déjà entendu avec Jeanne Added ou Piers Faccini), le percussionniste brésilien Zé Luis Nascimento, le violoncelliste français Vincent Segal, le saxophoniste Laurent Bardainne (Tigre d’eau douce, Poni Hoax), et la section à vent de Remi Sciuto et Sylvain Bardiau, « O Paraíso” est plein de subtilité musicale, de petites touches impressionnistes – tambours, marimba, cuivres, synthétiseurs, cordes…

Combien de SOS faudra-t-il envoyer pour que nos yeux se décillent, demande Lucas dans une chanson délicate, « A Transmissão » (La transmission). Il poursuit : « Je voudrais dire à Elon Musk qu’il est stupide de vouloir partir sur Mars quand nous avons l’immense possibilité de vivre sur la seule planète habitable du système solaire … » (« Vamos ficar na terra »). Le génie brésilien consistant traditionnellement à traiter des sujets graves avec une élégance joyeuse, « O Paraíso » s’est construit en légèreté, se déployant là où l’émotion effleure la mouvance de la vie (« Sobre la memoria », chanté en espagnol). Et nous voilà à l’heure du choix, vivre encore ou mourir déjà, ce qui donne “Biosphère », interprétée en français avec les Petits Chanteurs d’Asnières. Cet album est aussi un retour sur l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir au Brésil en 2018 et la lutte pour la protection de l’Amazonie qui est aujourd’hui essentielle et conditionne la survie de tous…

PRESS

 

 

PRESSE « O Céu É Velho Há Muito Tempo » (Oct 2019)

« Le chant gracile et poétique d’un artiste obstinément rêveur »  Télérama (TTT)

« Le chanteur brésilien répond par la douceur à l’agressivité qui mine son pays » Le Monde

« Dans un huitième album céleste et onirique, le musicien signe une mise à nu minimaliste » Libération

« Lucas Santtana, fils spirituel de João Gilberto » Les Inrocks

« Un retour à l’essence de la musique pour un disque politique, mystique et sentimental. » France TV

« Mission accomplie! » Nova

« Santtana contre Bolsonaro »  Le Nouvel Obs ★★★

 

RADIO « O Céu É Velho Há Muito Tempo » (Oct 2019)

∗ Playlist France Inter « Lucas Santtana revient en grâce »

∗ Sélection FIP « Un huitième album poétique et militant »

POP N’ CO par Rebecca Manzoni 12.11.2019

∗ Emission ‘Le NRVFrance Inter 14.10.19

Nuits Zébrées (Radio Nova) à la Bellevilloise (Paris) 18.10.19

RFI Musiques du Monde 22.10.19

 

 

en accord avec :

Clip – The Fool on The Hill feat. Flore Benguigui (L’Impératrice) – Dec 2022

Clip – Muita Pose, Pouca Yoga feat. Flavia Coelho – Nov 2022

Clip – Vamos Ficar Na Terra – Oct 2022

Live – Antena 3 – Womex Porto – Oct 2021

Live – Radio Nova – La Chambre Noire – Oct 2020

Clip – Ninguém Solta A Mão De Ninguém
feat. Jaloo, Juçara Marçal e Linn da Quebrada

Clip – Meu Primeiro Amor feat. DUDA BEAT

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